Éditorial de décembre 2021

Éditorial de décembre 2021

Retour sur la Journée Dys-gitale

Si l’inclusion des élèves présentant des troubles de l’apprentissage a fortement progressé en Fédération Wallonie-Bruxelles ces dernières décennies, les innovations technologiques à leur service ont progressé encore plus vite et progresseront sans doute toujours plus vite dans le futur. Il était important pour l’APEDA de faire le point sur cette évolution.

La « Journée Dys-gitale », organisée par l’APEDA le 9 octobre dernier à Louvain-la-Neuve, a exposé certaines solutions pratiques innovantes qui permettent aux élèves présentant des troubles de l’apprentissage de mieux réussir leur scolarité et de s’épanouir dans leur vie active. Le « numérique » est aujourd’hui un outil qui, comme la pratique le montre d’année en année, permet aux enseignants, aux thérapeutes et aux parents de mieux accompagner nos enfants dans leur réussite scolaire, leur autonomie et leur épanouissement.

Le recours aux aides technologiques est clairement reconnu comme efficace et mérite d’être généralisé en Fédération Wallonie-Bruxelles par un soutien public plus adéquat, comme c’est le cas au Québec et plus près de chez nous, en Flandre. La Fédération Wallonie-Bruxelles, par la voix de sa Ministre de l’enseignement, Caroline Désir, semble en être consciente. Un indice en est l’augmentation du soutien public accordé à NumaBib, la bibliothèque de manuels scolaires numériques adaptés. Il reste cependant à dégager encore plus de moyens nécessaires pour combler le fossé qui sépare les élèves « dys » francophones de leurs camarades de Flandre ou du Québec. 

Il n’y a cependant pas seulement au niveau du ministère de l’enseignement que des actions devraient être engagées. L’APEDA a rappelé en conclusion de la « Journée Dys-gitale » que d’autres acteurs devraient également agir : les réseaux d’enseignement, les institutions d’enseignement supérieur, tous les enseignants et thérapeutes. Tous doivent s’engager dans la connaissance et la maîtrise des outils numériques qui compensent les troubles de l’apprentissage.

Pour finir, je souhaiterais remercier toutes celles et ceux qui ont soutenu l’APEDA en 2021, que ce soit par leur action bénévole, leur contribution financière, leur soutien public ou leur travail quotidien. Ce n’est que par l’engagement du plus grand nombre que nous outillerons, accompagnerons ou formerons nos enfants présentant des troubles de l’apprentissage pour les préparer à devenir des citoyens autonomes, des adultes qui peuvent contribuer pleinement à la société en réalisant tout leur potentiel.

Geoffroy d’Aspremont, Directeur opérationnel