Enseignement obligatoire

Quelle école choisir ?

Les écoles se différencient par le nombre d’élèves, le projet pédagogique, les options proposées (en secondaire), et… par l’attitude de l’équipe éducative à l’égard des troubles de l’apprentissage. La reconnaissance par les enseignants des difficultés de l’enfant, le dialogue avec les parents, la possibilité de mettre en place des adaptations joueront un rôle essentiel dans la manière dont l’enfant vivra sa scolarité, tant sur le plan affectif que cognitif. Aussi, les parents se posent légitimement la question du choix d’une école qui convienne à leur enfant  « à besoins spécifiques ».
Ils prendront bien sûr connaissance des priorités de l’école par le projet pédagogique, mais une rencontre avec la direction leur permettra de poser des questions précises : que met en place l’école pour répondre aux difficultés des élèves ? Des adaptations sont-elles proposées ? Des membres de l’équipe éducative ont-ils suivi une formation spécifique? Comment se transmet l’information ? Parler avec les enseignants lors de portes ouvertes, ainsi qu’avec d’autres parents, via l’association de parents par exemple, fournit une idée de l’ambiance de l’école : une petite structure facilite l’attention et le dialogue, mais la bonne volonté et l’enthousiasme des enseignants, quel que soit l’établissement, sera un gage de soutien pour tout enfant.
Le choix appartient aux parents ; il peut aussi résulter d’une discussion avec les enseignants, le Centre PMS, le (la) logopède (ou autre professionnel) et l’enfant lui-même. En secondaire, ce choix peut se trouver limité par les dispositions du « décret inscription » : jusqu’à ce jour, les troubles d’apprentissage ne sont pas un critère de priorité. Néanmoins, une priorité est possible pour les enfants en projet d’intégration, en fonction du type d’enseignement spécialisé dont il dépend (il n’existe pas de type 8 en secondaire). Le service d’inscription de la Fédération Wallonie-Bruxelles pourra vous informer à ce propos via l’adresse inscription@cfwb.be

Quel type d’enseignement ?

Vais-je inscrire mon enfant dans l’enseignement ordinaire ou dans le spécialisé ?
Qu’est-ce que « l’intégration »?

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Liens avec l’école

Relations parents – école

L’école organise la communication avec les parents : réunions parents-enseignants, conseil de classe, collaboration éventuelle avec une association de parents. Cependant, la scolarité d’un enfant souffrant de troubles de l’apprentissage requiert une implication particulière des parents. Nous conseillons d’informer l’école dès le début de l’année des difficultés de l’enfant et des rééducations suivies, de s’informer sur les outils d’adaptation dont elle dispose, et de s’assurer du suivi des informations transmises. Certaines écoles ont mis des mécanismes en place pour assurer ce suivi (ex : personnes-relais au sein de l’école), mais les parents doivent encore souvent initier une démarche au début de chaque année scolaire en cas de changement d’enseignant ou de titulaire. Concernant les objectifs et les modalités de la prise de contact avec l’école, vous pouvez consulter les fiches de la Boîte à Outils : «communiquer avec l’équipe éducative en primaire et lors des activités parascolaires» et «communiquer avec l’équipe éducative en secondaire ».
La relation parents – école est souvent décrite comme un partenariat : chaque partenaire a un rôle spécifique à jouer dans l’éducation de l’enfant. Lors du contact avec les enseignants ou la direction, la communication sera meilleure si chacun est reconnu dans son rôle, sans confusion. L’établissement d’une relation de confiance demande un certain investissement de part et d’autre et il arrive que cela ne marche pas : l’école perçoit parfois les parents comme trop subjectifs, trop anxieux, voire intrusifs, alors que les parents qui possèdent une bonne connaissance de leur enfant, peuvent se sentir frustrés de ne pas être entendus ou de ne pas arriver à communiquer des informations jugées nécessaires. Une rencontre de l’enseignant avec le thérapeute qui a une approche scientifique du trouble et une connaissance de l’enfant en thérapie peut parfois s’avérer utile.
Pour formaliser le suivi et la communication entre les divers acteurs qui sont amenés à collaborer autour de la scolarité de l’enfant – les parents, l’équipe éducative, le/la thérapeute, le Centre PMS, et bien sûr l’enfant lui-même, la Fédération Wallonie Bruxelles a élaboré différents outils : le PIA (Plan Individuel d’Apprentissage) et le DAccE (Dossier d’Accompagnement de l’Élève).

L’accompagnement de l’enfant dans sa scolarité

Dois-je laisser mon enfant se confronter à l’échec ? Dois-je au contraire le soutenir au risque de nuire à son autonomie ? Les parents d’un enfant souffrant de troubles de l’apprentissage sont face à la recherche d’un difficile équilibre. Leur implication dans le suivi scolaire de l’enfant reste souvent incontournable pour sa réussite qui, plus que l’échec, mène à la confiance en soi et à l’autonomie. C’est regrettable car l’inégalité entre les élèves s’en trouve renforcée, tous les parents n’ayant pas les moyens d’assurer ce suivi. De plus, le travail à domicile peut devenir une source de stress et nuire à la qualité de la relation parents-enfant, pour lequel le cadre familial doit rester un lieu de détente. Pour des conseils sur le soutien scolaire, voir la fiche de la Boîte à Outils : « travail à domicile ».

Enseignement supérieur

Savez-vous qu’il existe un décret relatif à l’inclusion des étudiants à besoins spécifiques dans l’enseignement supérieur ? Ce décret de la Communauté française qui concerne l’enseignement supérieur inclusif a été mis en application le 30 janvier 2014. Il oblige les établissements d’enseignement supérieur à accueillir tout étudiant à besoins spécifiques. De plus, le décret impose aux institutions l’obligation d’offrir à l’étudiant, s’il en fait la demande, un accompagnement et des aménagements raisonnables qui auront été définis en fonction de ses besoins individuels et inscrits dans le cadre d’un plan d’accompagnement individualisé (PAI). L’étudiant qui présente un trouble spécifique de l’apprentissage peut donc bénéficier de mesures particulières lors de l’accès aux études supérieures.

Qu’est-ce qu’un enseignement inclusif ?

Un « enseignement inclusif » est ouvert sur la diversité. Cet enseignement adapte ses infrastructures, son matériel et ses méthodes pédagogiques, ainsi que ses équipes éducatives, afin que tout élève, tout étudiant, puisse y être accueilli, quels que soient ses particularités et ses besoins spécifiques.

Le décret a pour objectif de favoriser le développement d’un enseignement inclusif dans les institutions d’enseignement supérieur. En effet, les autorités académiques des établissements ont l’obligation de s’engager en faveur d’un enseignement inclusif. La possibilité d’aménagements raisonnables doit clairement apparaitre dans les règlements fixant l’organisation des cursus. La majorité des établissements ont mis en place des pages spécifiques sur leur site internet, permettant aux étudiants de prendre connaissance des différentes aides qui peuvent leur être apportées, de même que la procédure à mettre en œuvre pour bénéficier de celles-ci. Il est essentiel de consulter ces informations car elles varient en fonction des différentes hautes écoles et universités. Voir, par exemple, les pages internet de l’UCL, de l’ULB, de la Haute Ecole Louvain en Hainaut.

Que contient le plan d’accompagnement individualisé ?

Il contient au moins :

  • Le projet d’études ;
  • Les modalités d’accompagnement et les aménagements raisonnables prévus sous les aspects matériels, pédagogiques, culturels, sociaux ;
  • Le choix du personnel d’accompagnement.

Les démarches

Voici la procédure prévue par le décret relatif à l’enseignement supérieur inclusif en ce qui concerne la mise en place d’aménagements raisonnables :

Les démarches

En ce qui concerne la demande d’aménagements adaptés, nous vous encourageons fortement à déposer votre demande le plus tôt possible à partir du 1er juillet. En général, la demande doit être faite au plus tard pour fin septembre – début octobre mais vérifiez la date limite sur le site internet.

ATTENTION : pour les étudiants ayant un trouble spécifique d’apprentissage/de l’attention, un rapport d’expertise datant de moins d’un an au moment de la demande est demandé. Une attestation récente est donc demandée lors de chaque nouvelle demande.

Une fois la demande acceptée, le service d’accompagnement de l’institution analyse avec les acteurs les besoins matériels, pédagogiques, sociaux, culturels, médicaux et psychologiques de l’étudiant et établit, en concertation avec lui, un plan d’accompagnement individuel. Le PAI est évalué en continu par le service d’accompagnement au cours de l’année académique et du cursus.

L’étudiant ou le service d’accompagnement peut introduire une demande de modification du PAI. Si tous les acteurs impliqués individuellement marquent leur accord, le PAI est modifié. Dans le cas contraire, l’étudiant doit d’abord épuiser toutes les voies de recours internes à l’institution. L’UNIA peut l’aider à préparer son dossier. Et en dernier recours, il peut contester la décision prise par l’institution d’enseignement supérieur auprès de la Commission de l’Enseignement Supérieur Inclusif (CESI).

En cas de circonstances exceptionnelles, l’étudiant ou le service d’accompagnement peut, en cours d’année académique, mettre fin d’un commun accord au plan d’accompagnement individualisé. En cas de désaccord, l’institution doit justifier sa décision. L’étudiant peut alors entamer un recours contre cette décision auprès de la CESI selon les modalités fixées par le Gouvernement. En cas de recours, la CESI a 15 jours ouvrables pour se prononcer.